Le 18 novembre, plusieurs organisations des Nations Unies organisent une visioconférence consacrée au financement de projets innovants dans l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement.

Un montant de 10 millions de dollars est à prendre, les subventions accordées sont plafonnées à 250.000 dollars pour chaque projet par le biais l’Accélérateur d’innovation climatique du Fonds d’adaptation.

Sont éligibles à ces subventions les gouvernements, les organisations non gouvernementales, les groupes communautaires et les jeunes innovateurs. L’Accélérateur d’innovation climatique du Fonds d’adaptation a été lancé à Madrid lors de la COP25 en 2019.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), par l’intermédiaire du Centre et du Réseau pour les technologies climatiques, administrent ce nouveau programme de financement.

Pour l’heure, l’adaptation au changement climatique est le parent pauvre de la finance climat. La Banque mondiale a calculé que seulement 5% de cette finance est accordée à l’adaptation qui constitue, avec la réduction des émissions de gaz à effet de serre (95% des financements), le 2e volet de la lutte contre le changement climatique.

«Les estimations des besoins supplémentaires d’adaptation varient largement de 30 milliards de dollars à 100 milliards de dollars par an d’ici 2030» rapporte la Banque mondiale.

Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer cet énorme déficit : certains projets d’adaptation nécessitent des approches régionales et transfrontières, le secteur privé a des horizons d’investissement à plus court terme que les impacts climatiques qui s’inscrivent dans le très long terme, les retombées socioéconomiques de tels projets ne sont pas évidentes à calculer ce qui freine les investisseurs habitués à des délais plus courts et au résultats immédiats…

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