Quatre projets à faibles émissions et résilients au climat en Afrique subsaharienne bénéficient d’une enveloppe financière d’environ 60 millions de dollars. Ainsi en a décidé le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat (FVC), réuni virtuellement du 9 au 13 novembre 2020.

Le Fonds vert pour le climat (FVC) vient de dégager un nouveau flux de finance climatique vers l’Afrique subsaharienne. Lors de sa 27e réunion, tenue de virtuellement du 9 au 13 novembre 2020, le Conseil d’administration du FVC a approuvé près de 60 millions de dollars en faveur de quatre projets d’adaptation et d’atténuation climatique en Afrique de l’Est et de l’Ouest.

La part du lion, à savoir, 30 millions de dollars, soit 50 % de l’enveloppe totale allouée par le FVC à l’Afrique revient à l’organisation environnementale Acumen. Elle est destinée au programme de facilité de secours pour l’accès à l’énergie lancé par Acumen en Afrique subsaharienne. Le deuxième financement sera géré par la Banque africaine de développement (BAD). D’un montant de 10 millions de dollars, il est destiné à l’amélioration des systèmes d’information climatique pour un développement résilient au Libéria.

Les deux autres financements ont un montant de 9,9 millions chacun. L’un sera géré par le Fida (Fonds international de développement agricole) pour le financement des projets d’agriculture résiliente dans les bassins de production d’Imbo et de Moso situés respectivement à l’ouest et à l’est du Burundi, tandis que l’autre sera utilisé au Soudan par le Programme alimentaire mondial (FAO) pour renforcer la capacité d’adaptation des communautés locales, restaurer le potentiel de puits de carbone de la ceinture de gomme arabique, et développer la grande muraille verte d’Afrique, l’initiative phare de l’Union africaine pour lutter contre les effets du changement climatique et la désertification en Afrique.

La 27e session du FVC a débloqué une enveloppe globale de 1,01 milliard de dollars

C’est un total de 16 projets d’adaptation et d’atténuation climatique des pays en voie de développement qui ont été financés lors de la 27e réunion du conseil du FVC, ceci pour un montant global de 1,01 milliard de dollars. Ce qui porte à 7,2 milliards de dollars, la valeur totale du portefeuille actuel du FVC à travers le monde. « Ce financement climatique fournira un soutien indispensable aux pays en développement, au moment où le monde réagit à la crise climatique et à la pandémie de la Covid-19 en même temps » affirme Nauman Bashir Bhatti, le coprésident du Conseil du FVC.

Cette autre impulsion majeure au financement climatique pour les pays en développement s’inscrit également dans la continuité des missions dévolues au FVC. Fruit d’un accord réunissant 194 gouvernements et lancé fin 2011, le FVC est le mécanisme financier de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Il entend apporter une contribution ambitieuse à la réalisation des objectifs d’atténuation et d’adaptation de la communauté internationale, dans le but de maintenir l’élévation moyenne de la température à la surface du globe terrestre en dessous de 2 °C.

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